Img.1 Source: Europarl.Europa.eu

L’accord a été conclu après quatre jours de négociations difficiles (du 17 au 21 juillet). Il y avait de nombreux écueils à surmonter. L’accord envoit unmessage fort d’unité européenne au monde.

Après quatre jours et quatre nuits d’intenses négociations, les Vingt-sept sont enfin parvenus à un accord sur le prochain budget Communautaire. S’elevent à une valeur de 750 milliards d’euros pour le Recovery Found.

Le budget pour les sept prochaines années s’élèvera à environ 1,074 milliard d’euros. Le Recovery Found, qui lèvera 750 milliards d’euros sur les marchés, sera divisé à la hauteur de 390 milliards en subventions et 360 milliards en prèts. Cet accord est certainement historique car pour la première fois les Vingt-sept autorisent la Commission européenne à emprunter en leur nomm.

Les subventions ne seront pas de 500 milliards comme prévu au début de cette trajectoire, mais de 390 milliards, alors que les prêts passeront plutôt de 250 à 360. Ces nouvelles proportions sont principalement le résultat de la ferme opposition de cinq pays – Autriche, Hollande, Danemark, Suède et la Finlande – qui voulaient limiter l’argent des subventions.

Sur le processus d’approbation du décaissement de l’argent du Fonds, la Hollande s’est battue pour un vote unanime des pays membres. Cependant, Rutte (le président Hollandais) a dû accepter un compromis impliquant le Conseil européen, mais uniquement en cas de «graves écarts» par rapport aux engagements pris.

Quant au remboursement des emprunts que les États membres contracteront, il devrait commencer à partir de 2027, avec le budget qui, jusque à cette année-là, doit être garanti par les États sur leurs ressources propres.

Le président de la Commission européenne, Charles Michel, a déclaré avec une satisfaction visible:

«Nous sommes parvenus à un accord sur le plan de relance et le budget européen. C’était, bien entendu, des négociations difficiles en des temps très difficiles pour tous les Européens. Un marathon qui s’est soldé par un succès pour les 27 Etats membres, mais surtout pour les citoyens. Ceci est une bonne affaire. C’est une bonne affaire. Et surtout, c’est le bon accord pour l’Europe, dès maintenant »

Img.2 Ursula Von Der Leyen et Charles Michel. Source: Consilium.europa.eu

L’accord a été conclu après quatre jours de négociations difficiles. Les problèmes ne manquaient certainement pas et à plusieurs reprises la confrontation entre les pays nordiques et du sud c’est averée très dure.

Au sein du Conseil européen, en effet, les décisions doivent être prises à l’unanimité et, par conséquent, même les petits pays peuvent, à eux seuls, ralentir considérablement les décisions du Conseil. Cette particularité rend encore plus important l’accord conclu, qui a su rassembler des souhaits très différents.

C’est la preuve que l’UE a encore un rôle important à jouer; Cet accord, sans doute historique, est un message fort  au reste du monde qui suivait avec une attention particulière le dénouement de ces négotiations et ainsi qu à ceux qui, de l’intérieur, attendaient sa dissolution.

Nous sommes touts soulagés: L’Union Européenne est là.

Img. 3 Source: eeas.europa.eu

Lorenzo Fornari

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